13 février 2019 Admin

Ouvrir les esprits, partir à la découverte de nouveaux horizons et en prendre plein les yeux, voici quelques objectifs des sorties culturelles organisées par la Mission Locale Vallée de Montmorency. Mission totalement accomplie avec l’exposition temporaire Cités Millénaires, Voyage virtuel de Palmyre à Mossoul, présentée à l’Institut du Monde Arabe.

Le numérique au service du patrimoine

La technologie évolue rapidement et la réalité virtuelle est désormais une proposition incontournable pour ce type de projet. L’exposition a cela d’original qu’elle ne présente aucune pièce ou objet réel, tout n’est que reconstitution, projections et vidéos, mais cela nous entraîne tout droit au cœur de ces pays et de ces sites aux histoires aussi anciennes qu’incroyables.

Une visite en plusieurs temps

Notre guide nous a conduit tout au long de cette exposition à travers les 4 sites : Mossoul, Alep, Palmyre et Leptis Magna. Anecdotes historiques, explications du contexte, présentation de la situation actuelle, etc. elle nous a fait voyager à travers les époques et les pays durant près d’une heure.

Nous avons ainsi entendu l’histoire magnifique bien que tragique de Khaled al-Asaad, ce conservateur du musée de Palmyre qui a protégé au péril de sa vie le patrimoine syrien. Ayant caché les clés du musée renfermant de précieuses statues anciennes, il a réussi à les enterrer afin de les cacher avant d’être arrêté par des membres de l’Etat islamique. Torturé, il ne trahira jamais l’emplacement de ces statues jusqu’à son exécution en 2015. Ces statues étaient considérées comme des idoles par Daesh et donc vouées à être détruites, ou vendues à des collectionneurs (l’argent servant après à acheter des armes).

A Alep, une autre histoire nous a été racontée, révélatrice celle-ci de l’humanité solidaire qui persiste malgré les horreurs qu’ont connus ces régions du monde. Alors que la mosquée des Omeyyades d’Alep a été partiellement détruite par les bombardements, notamment le minaret qui s’est écroulé, l’espoir de la reconstruire est bien vivant. Une fondation, l’Aga Khan, a en effet promis d’aider les Syriens à se former au métier de tailleurs de pierre, pour leur permettre de reconstruire eux-mêmes cette mosquée. Ce geste est d’autant plus fort, que la fondation est chiite et que la mosquée est aux sunnites. Ce geste fraternel entre Syriens est le vestige précieux des temps passés et de ces sociétés multiculturelles qui ont été fortement bousculées par les guerres.

La réalité virtuelle au service du patrimoine

Durant toute la visite, nous sommes entourés d’immenses projections, nous immergeant au cœur des ruines des villes de Mossoul, Palmyre, Alep et Leptis Magna. La musique ambiante aide à se plonger dans ces univers détruits mais emprunts d’histoire. Grâce aux reconstitutions et images historiques, nous pouvons imaginer la grandeur de ces cités il y a quelques années.

A la fin de la visite, nous sommes invités à rejoindre des espaces aménagés pour une visite encore plus immersive grâce aux lunettes de réalité virtuelle. Chacun notre tour, nous enfilons le casque et nous voilà plongés durant quelques minutes dans chacun des sites que nous avons vus auparavant. Au milieu des monuments, nous pouvons nous déplacer, observer un chat qui longe les ruines, un lézard qui court à nos pieds et entendre la nature continuer de vivre… Magique !

mde

 

Quelques photos de l’exposition

, , , , , , , , , , , , ,